Pour reprendre une idée d'un précédent billet, à savoir ré-équilibrer le budget des dépenses de santé en faveur de la prévention plutôt que des soins uniquement, je profite de la réflexion actuelle de la commission nationale contre l'obésité qui doit rendre son rapport au 15 décembre pour formuler 3 idées :

Dans la lignée des deux premiers PNSS, et parce qu'une bonne nutrition est seulement l'un des bras armés d'une bonne santé, je suggère à la commission de ne pas oublier un autre facteur déterminant, à savoir l'exercice physique. A une époque où les européens sont amenés à délaisser de plus en plus les travaux manuels de l'industrie et de la terre pour passer une large part de leur temps assis au bureau, en voiture ou devant un écran (tv ou pc), il est temps de nous inciter davantage à bouger et transpirer. Aujourd'hui on sait clairement , études à l'appui, que l'exercice physique diminue fortement le risque de certains cancers et de maladies cardiovasculaires, deux types de maladie qui, en plus de progresser chaque année et malheureusement de frapper moralement de plus en plus de famille, pèsent le plus dans les dépenses publiques.

Certains diront que je mets en avant par la même occasion les intérêts de l'industrie du fitness, c'est possible, mais est-ce parce qu'une idée est convergente d'intérêt qu'elle ne mérite pas d'être étudiée ?

Je suggère donc 3 propositions qui permettront de prévenir davantage de problèmes de santé :

1- Pourquoi ne pas prendre en charge une partie des abonnements basiques des plus de 45 ans en salle de fitness pour faire baisser le ticket moyen et ainsi pousser davantage de famille à transpirer dans les clubs ? En contrepartie les salles de remise en forme pourraient se développer de partout et ouvrir leur parc de machine aux écoles pendant des créneaux d'heures creuses.

2- Pourquoi ne pas accorder un crédit d'impot aux retraités qui se sont équipés d'un appareil de fitness (vélo d'appartement ,tapis de marche, rameur...) ou de sports dans l'année ? En contrepartie fabricants et distributeurs de ces machines pourraient équiper gratuitement des salles d'entraînement dans les lycées et universités du pays et contribuer à prévenir le risque d'obésite chez les adolescents.

3- Pourquoi ne pas prendre en charge les séances d'exercice chez les kinésithérapeutes de la même manière que les séances de kiné tradtionnelles ? Cette profession est l'une des mieux placées, des plus écoutées et des plus crédibles pour suivre les efforts cardiovasculaires et musculaire des seniors

Agir davantage au niveau de l'information et de la prévention constitue à mon sens comme une évidence permettant à terme de réduire ou tout du moins contenir les dépenses de santé et le budget de la sécurité sociale.